La journée mondiale du bonheur

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D’après l’ONU, qui a décrété le 20 mars, journée mondiale du Bonheur, le monde a besoin d'un nouveau paradigme économique qui reconnaît la parité entre les trois piliers du développement durable. Les bien-être social, économique et environnemental sont indissociables. Ensemble, ils définissent le bonheur brut mondial. La journée mondiale du bonheur est bien dans l'air du temps et de la recherche d'un "mieux vivre". Les économistes cherchent aujourd'hui à élaborer de nouveaux outils de mesures pour mieux prendre en compte l’importance du bonheur pour le développement afin d’orienter les politiques nationales. On en arrive ainsi au véritable but de cette journée : la prise de conscience par les gouvernements que la seule croissance économique ne suffit plus à assurer le "bonheur" d'un pays et qu'un développement plus équitable, équilibré et durable permettrait de mieux éliminer la pauvreté et assurer le bien-être de tous les peuples.

Qu’est ce qui détermine le bonheur ? À 50%, il y a un capital de départ, c’est l’héritage génétique de la disposition au bonheur, environ 10% concernent les circonstances extérieures et 40% d’investissement personnel. Voilà la bonne nouvelle, vous avez la possibilité de cultiver vos capacités à ressentir le bien-être.

Nous le savons bien, et les études scientifiques confortent l’idée que l’argent ne fait le bonheur que jusqu’à un certain seuil, celui du confort de base mais qu’au-delà, le confort matériel ne rend pas forcément plus heureux.

Dans le cadre de ma chronique Bien-être et Santé, je me suis penchée sur la part de bonheur dans l’état de  santé.

« J’ai décidé d’être heureux, parce que c’est bon pour la santé. » écrivait déjà Voltaire

Le bonheur c'est la santé. C'est à peu de choses près ce que dévoilent de nouvelles recherches américaines publiées dans la revue Applied Psychology Pour le démontrer, les chercheurs se sont appuyés sur la littérature scientifique déjà existante sur le sujet et ont constaté que cultiver le bonheur et les émotions positives permettait d'améliorer les systèmes immunitaire et cardiovasculaire, ainsi que la capacité du corps à soigner ses blessures. Nous devons prendre très au sérieux le fait que les personnes heureuses sont plus saines et vivent plus longtemps, et que le malheur chronique peut être une véritable menace pour la santé », conclut Ed Diener, professeur de psychologie

Qu’est-ce qui rend plus heureux ? Un objectif de la psychologie positive est de comprendre les relations entre bonheur, relation humaines, compassion, altruisme et gratitude. Nous allons mieux si nous faisons du bien à autrui, et cela nous rend le plus heureux. Il est possible de s’entrainer par exemple à apprendre à dire merci, cultiver l’optimisme, en relevant ce qui va bien plutôt que ce qui va mal,  en somme, voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide,  renforcer les liens sociaux comme cultiver la générosité, apprendre à pardonner, faire un compliment.

Comment se protéger des émotions négatives ? Gérer le stress, l’anxiété, la dépression, les traumatismes, gouter les plaisirs de la vie dans l’instant présent sont les objectifs de la méditation de pleine conscience. (Il existe des enregistrements CD de Fabrice Midal ou du Dr. Christophe André à cet effet.) 

Pourquoi est-ce important ? Le coût du stress et de la dépression est colossal pour les entreprises. Les études sérieuses montrent l’intérêt du bonheur y compris dans le monde du travail. L’empathie, la compassion et l’écoute sont des qualités à mettre en œuvre aussi dans le monde du travail. Nous avons tous à y gagner !

Nous ne vivons pas dans le monde des bisounours, le bonheur hédonique nous donne un plaisir fugace. Si nous aimons bien manger du chocolat, nous ne pouvons pas en manger en continu. Le mythe du bonheur perpétuel à la vie dure, hélas, il n’existe pas. En revanche, l’idée d’un succès futur donne du sens à notre action et à notre vie. L’effort n’est pas forcément la souffrance. Si nous nous entrainons à une compétition sportive, l’effort nous conduit vers la victoire et le bonheur. Apprenons à cultiver notre bonheur et ses trois composantes : le sens, le plaisir et l’investissement personnel.

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