Le coeur au féminim

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Le syndrome du cœur brisé, un mal féminin


Le syndrome du cœur brisé est bien réel. Il s’agit d’une cardiomyopathie causée par un stress intense. Ce faux infarctus, essentiellement féminin, a été longtemps considéré comme bénin puisqu’il  est qualifié comme réversible, mais les scientifiques se penchent de plus en plus dessus car il semblerait plus sérieux qu’on ne le pensait. Cette pathologie survient après un choc émotionnel intense tel la mort d’un proche, une dispute violente, une rupture, un licenciement, un choc consécutif à un accident….). Des expériences positives peuvent également causer ce syndrome, comme le fait d’avoir gagné au loto,  ou encore lors de prise de  certains antidépresseurs, de drogues comme la cocaïne, d’une injection d’adrénaline lors d’une réaction allergique.

Pourquoi ce syndrome affecte-t-il surtout les femmes ? Dans neuf cas sur dix, le syndrome du cœur brisé concerne les femmes, surtout après la ménopause, et le risque augmente avec l'âge. Parmi les femmes hospitalisées pour suspicion d'infarctus du myocarde, 10% souffrent en réalité du syndrome du cœur brisé. On suppose que les cellules du cœur des femmes ménopausées sont plus sensibles aux hormones du stress en raison d’un taux beaucoup plus faible d’œstrogènes. Il se pourrait également que les cellules cardiaques des hommes soient plus riches en récepteurs de l'adrénaline, avec alors une meilleure résistance au stress.

On a constaté, sans pouvoir l’expliquer toutefois, que le syndrome du cœur brisé survenait principalement dans la matinée et plus souvent au début de l’été.

Que faire en cas  de douleur thoracique ? On  n’hésite pas à se rendre aux urgences, ou mieux à téléphoner au Samu  (le15),  car si la cardiomyopathie due au stress  a dans sa grande majorité un pronostic favorable, elle peut tout de même être mortelle.  D’où la nécessité d’une prise en charge rapide en cas de douleur violente à la poitrine et d’un essoufflement inexpliqué.

Prévention : Des indications tendent à  montrer que le syndrome du cœur brisé survient en priorité chez des femmes anxieuses. D’où la nécessité de travailler sur la gestion du stress, d’apprendre à relativiser  et d’inclure au quotidien des pratiques tendant à se relaxer : sophrologie, relaxation, méditation, cohérence cardiaque, autohypnose, yoga… D’avoir recours également à suivi psychologique et quelquefois à  un aménagement de son poste de travail. De pratiquer une activité physique régulière.

 

L’infarctus féminin


Les femmes sont de plus en plus nombreuses à décéder de maladies cardiovasculaires, pathologies longtemps réservées aux hommes dans la croyance populaire.

Alors qu’elles ont tendance à faire des infarctus du myocarde (18% des décès féminins), et des AVC (14%), les hommes eux, courent un risque plus élevé de subir un anévrisme aortique. Hommes et femmes ne sont donc pas égaux devant les maladies cardiovasculaires.

Des études viennent de mettre à jour que le cœur des femmes vieillissait différemment de celui des hommes.

Comment le cœur vieillit-il ?  Le ventricule gauche, diminue de volume, la quantité de sang pompée et renvoyée dans le corps est moins importante. Et ceci est valable autant chez l’homme que chez la femme. Mais de manière inexpliquée, le muscle jouxtant  le ventricule aurait tendance à rapetisser chez la femme alors que chez l’homme, il aurait tendance à s’épaissir. Alors que l’un des médicaments prescrit en cardiologie,  vise précisément à amoindrir le risque de défaillance cardiaque en réduisant l’épaisseur du muscle du cœur. Cette étude démontre que le traitement devrait être adapté différemment lorsqu’il s’agit d’un homme ou d’une femme sinon  le remède pourrait s’avérer dramatique en conséquence pour la femme.

L’infarctus féminin est trop souvent mal diagnostiqué. Près de la moitié des femmes de moins de 60 ans ne ressentent pas les signaux d’alertes classiques d’un infarctus, notamment cette douleur si caractéristique au bras gauche irradiant dans la mâchoire. Les signes d’un infarctus ne sont pas forcément les mêmes chez un homme que chez une femme.

En septembre 2016, la Fédération Française de Cardiologie a lancé une campagne d’information dans le but d’alerter les femmes des symptômes précurseurs d’un infarctus. Si ces symptômes étaient reconnus à temps, ils permettraient de sauver des vies.

Apprenez à reconnaître les signes avant-coureurs d’un infarctus.

Chez l’homme : Douleurs thoraciques, tensions sous le sternum ;  Douleurs au repos ; Douleurs au bras gauche ou à l’épaule qui irradient jusqu’à la mâchoire ; Faiblesse, difficultés respiratoires ; Transpiration, sueurs froides ; Nausées.

Chez la femme : Souffle court, essoufflement à l’effort, difficultés respiratoires ; Syndromes grippaux, troubles digestifs, nausées, vomissements ; Douleur ponctuelle dans le haut du dos, dans l’épaule gauche ou droite, dans le cou ; Fatigue ou faiblesse persistante ; Sentiment d’angoisse, d’anxiété, perte d ‘appétit, malaise ; Oppression thoracique, palpitations.

Il s’agit là d’une situation d’extrême urgence nécessitant d’appeler le Samu au 15, pour une hospitalisation d’urgence.

Comme vous venez de le voir, chez la femme, les symptômes sont peu spécifiques beaucoup moins que chez l’homme. Chez la femme en train de faire un infarctus, les symptômes passent bien souvent inaperçus, mis sur le compte du stress, de la fatigue voire d’un syndrome grippal. Ce qui fait que la prise en charge est souvent tardive. Or comme le témoigne Pr. Claire Mounier-Vehier, cardiologue, « Les femmes se remettent moins facilement d’un infarctus. Leurs artères sont plus fines et plus fragile que celles d’un homme. »

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