L’adolescent et le sommeil

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Souvent, les ados ont du mal à se coucher. Ceci est avant tout dû à une cause essentiellement physiologique. En effet les cycles circadiens  (veille/sommeil) sont perturbés par les poussées hormonales de la puberté retardant de ce fait l’endormissement. Mais il y a eu un temps où les jeunes insomniaques avaient un livre sur leur table de nuit afin de  s’apaiser et trouver le sommeil.

Aujourd’hui, les nouvelles technologies et les écrans auxquels nos ados sont tellement accros viennent à rajouter à leurs troubles du sommeil. Discussions interminables au téléphone portable ou sur internet, tablettes,  jeux vidéo, télévision sont autant d’interactions qui retardent l’heure du coucher et intensifient les décalages dans les phases du sommeil. Il est prouvé que les utilisateurs d’écran, le soir, réduisent leur durée de sommeil de 30 à 45mn.La lumière vive des tablettes dérègle en effet la sécrétion de mélatonine (l’hormone du sommeil)  et retarde de  ce fait l’endormissement. C’est alors comme si une information contradictoire était envoyée au cerveau de l’ado « tu ne peux pas dormir, alors prends ta tablette.  Mais ce qu’il faut savoir, c’est que tu pourras encore moins bien dormir car la lumière de l’écran  te mets dans un état de  veille et d’excitation diurne. » Et que dire des dire des textos qui arrivent à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit qui peuvent réveiller l’ado qui a souvent son téléphone sur la table de nuit, voire sous l’oreiller. Autre nuisance et pas des moindres, tous ces appareils génèrent des ondes électromagnétiques susceptibles de perturber notre organisme.

Autre phénomène concernant le sommeil des ados est que dormir est   souvent considéré comme une perte de temps, l’ado préférant prolonger la soirée en de multiples activités.  Il n’est pas rare d’entendre de la bouche de nos ados que dormir est un truc de bébé ou de vieux. Ils peuvent voir le sommeil comme une régression (le lit cocon de leur enfance) la nécessité de dormir vient donc les déranger dans les deux enjeux essentiels de cette période charnière qu’ils traversent : cesser d’être un enfant, devenir adulte. Pour bien faire, il faudrait que l’ado se couche avant 22h. La durée d’une nuit réparatrice à leur âge  devrait être de 9h, sans quoi, les réveils sont laborieux le matin.

L’importance du sommeil dans l’apprentissage et la mémoire.

Des études mettent en avant l’impact du manque de sommeil sur la mémorisation, le développement cérébral et la régulation de l’appétit. 

Au cours de la journée, les multiples informations arrivant au cerveau sont engrangés sous forme de milliers de messages aux synapses, ces jonctions qui se créent entre les neurones. Le sommeil serviraient à éliminer les synapses ne servent  à rien, pour ne garder que les mémoires pertinentes et pouvoir engranger d’autres infos le lendemain. Plusieurs arguments expérimentaux vont dans ce sens. Autre hypothèse solide, celle du renforcement des apprentissages On rejouerait durant la nuit, certains actes de la journée. De plus, le transfert de ces souvenirs depuis l’hippocampe, au centre du cerveau vers le cortex cérébral durant le sommeil lent  permettrait leur stabilisation.

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