Prévention du cancer colorectal

Imprimer


Le mois de mars est dédié, sur le plan national à la prévention du cancer colorectal.

Que pouvons nous faire pour prévenir ce cancer ?

Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer après le cancer du sein chez la femme et le cancer de la prostate chez l’homme.

En 2011, 17 500 personnes  sont décédées en France des suites d’un cancer colorectal.

Notre arme, la prévention.

Petite mise au point sur le véritable sens de la prévention.

Pour commencer, une citation du Pr. Christian CABROL, lors des rencontres parlementaires Comment lutter contre le cancer en 1995 et qui malheureusement reste toujours d’actualité, 18 ans plus tard.

« Les Français ne semblent pas très attentifs aux messages de prévention. Il déclarent en majorité que ces messages de prévention ne modifient pas leurs habitudes de vie. Nous avons donc beaucoup à faire en ce domaine »

Je souligne qu’en France, la prévention passe majoritairement par les examens de dépistage, qui bien sûr, restent très importants puisqu’ils permettent, chaque année de sauver de nombreuses vies, notamment dans le cas du cancer colorectal où la découverte précoce d’un polype peut éviter à celui-ci de dégénérer en cancer. En règle générale, une coloscopie tous les cinq ans, après 50 ans. Référez en à votre gastroentérologue d’autant plus,  si vous avez du sang dans les selles.

Mais la véritable prévention se situe en amont du dépistage. C'est-à-dire de faire le nécessaire pour qu’au moment du dépistage, il n’y a rien à dépister. Vous comprenez la nuance ?

Le problème est que bien souvent, la grande majorité des personnes ne s’inquiète de sa santé qu’au moment où elle la perd. L’idée d’un droit à la santé devrait être remplacé par l’obligation morale pour chacun d’entre-vous de préserver votre santé. Gardez à l’esprit que la santé n’est pas un dû, qu’elle est  un cadeau de la vie, qu’il ne faut jamais considérer acquis.

Concrètement, comment prévenir le cancer colorectal ?

1, En corrigeant le surpoids par la réduction de l’excès alimentaire. Il a été prouvé que la réduction d’1/3 de la ration alimentaire entraîne jusqu’à 60% de cancers en moins chez l’animal (travaux du PR. WALFORD). A savoir que 30% de la population est en surpoids.

L’exercice physique régulier va dans ce sens également.

 2, Supprimez  les aliments raffinés, qui carencent l’organisme  notamment le sucre blanc.

Préférez le sucre complet ou le sirop d’agave. Supprimez également les édulcorants tel l’aspartame.

3, Réduisez considérablement les lipides, notamment les mauvaises graisses (excès de viande, notamment de boeuf,  de porc, de mouton,  la charcuterie, les  graisses hydrogénées : graisse de  palme, margarine. Evitez comme la peste les plats cuisinés tout prêts, les gâteaux, crèmes et sauces industriels,  les pizzas, les viennoiseries, souvent  saturés en mauvaises graisses. Préférez les laitages de chèvre et de brebis aux laitages de vache.

Par contre, augmentez les bonnes graisses. Pour les assaisonnements une huile végétale biologique de première pression (noix, colza, mélange oméga3) Pour la cuisson de l’huile d’olive. Consommez du poisson plusieurs fois par semaine.

4, Evitez également les aliments fumés, notamment le jambon fumé, le saumon fumé, qui se révèlent cancérigènes. Diminuez le sel et le poivre qui agressent les muqueuses digestives.

5, Consommez des fibres en abondance.

 Vous les trouverez dans les légumes, les fruits, les légumineuses, les fruits secs, les oléagineux, les céréales complètes, le pain complet (d’origine biologique cela va de soi). Et n’oubliez pas  de boire beaucoup d’eau afin d’hydrater ces fibres. 

6, Consommez des crudités en début de chaque repas pour éviter la leucocytose digestive qui contribue à déprimer le système immunitaire 

 En cas d’intestin irritable, les crudités seront remplacées par un jus de légumes fraîchement extrait en début de repas.

7, Rechercher les aliments riches en vitamines du groupe B,  voire en prenant un complexe de vitamine  B d’origine naturelle.

8, Faîtes la chasse aux radicaux libres en buvant du thé vert, en consommant des fruits et légumes colorés, en vous supplémentant en vitamine C naturelle (acérola, cynorhodon,  agrumes) Un apport correct en vitamine D reste important également alors que nous sommes presque tous carencés dans notre région où le soleil se fait désirer les 3/4 de l’année. Là aussi, choisissez une version naturelle à base d’huile de foie de morue, de flétan ou de saumon (existe en gélules ou en gouttes.) Et bien sûr,  dès les premiers rayons de soleil, exposez votre corps une vingtaine de minutes par jour  sans protection solaire, à mi-journée. Certaines études, ces dernières années, ont démontré que les filtres solaires, surtout les filtres chimiques  n’étaient pas dénudés de danger (certains seraient même  reconnus cancérigènes)  et s’opposeraient en partie à la synthétisation de la vitamine D. Bien sûr, il ne s’agit pas non plus de lézarder au soleil durant des heures sans protection. Le trop étant toujours l’ennemi du bien.

9, Evitez les sodas, notamment les cocas, plus grave encore ceux contenant des édulcorants

10, Portez une attention particulière aux modes de cuisson de vos aliments. A éviter, les grillades au barbecue on peut se faire plaisir de temps en temps, mais il ne faut pas exagérer en faisant des grillades plusieurs fois par semaine tout l’été. D’autant plus que la plupart du temps il s’agit de viandes grasses baignant dans l’huile, merguez et autres saucisses grasses. Eloignez les aliments de la braise. Les moins nocifs serait les barbecues électriques à grille latérale plutôt qu’horizontale.

Evitez aussi les cuissons prolongées ou à haute température, notamment la cocotte minute.

Boycottez le micro ondes qui dénature les aliments, les poêles à revêtement téflon, considérées comme cancérigène.

Privilégiez la cuisson à la vapeur, à l’étuvée (marmites à triple fond en inox), à l’omnicuiseur.

11, Utilisez largement le curcuma, comme épice dans vos préparations culinaires.

Retour